Informations pour les adolescents sur l’intimidation à l’égard du poids. Ressources d’aide et moyens présentés pour ceux qui en sont témoins ou victimes.

Un changement de regard qui peut faire toute la différence
37% des jeunes considèrent que les comportements d'intimidation à l'école sont sérieux
37%

De nombreuses études ont démontré que l’intimidation était une problématique sérieuse, qui pouvait avoir des conséquences importantes sur la santé physique et psychologique.

D’ailleurs, les écoles québécoises se sont dotées de politiques pour prévenir et intervenir dans un contexte d’intimidation et plusieurs ressources d’aide existent pour les jeunes.

59% des jeunes considèrent que les élèves de leur école se font traiter de noms, taquiner ou intimider par rapport au surpoids
59%

Cette statistique démontre l’ampleur du problème en mettant en évidence qu’un nombre important de jeunes sont intimidés en raison de leur surpoids.

De plus, au Québec, une enquête a démontré qu’il y avait un peu plus d’un jeune sur cinq qui était en surpoids.

37% des jeunes croient que le poids est la raison principale pour laquelle les jeunes se font intimider à l'école

Ainsi, les jeunes considèrent qu’il y a plus de personnes qui se font intimider à cause de leur poids que pour d’autres raisons, telles que l’orientation sexuelle, l’intelligence, les compétences scolaires ou encore un handicap physique.

59% des jeunes considèrent que les élèves de leur école se font traiter de noms, taquiner ou intimider par rapport au surpoids
59%

L’intimidation par rapport au poids peut aussi engendrer de nombreuses autres conséquences sur la santé physique et psychologique des jeunes.

Parmi celles-ci se trouvent:

  • La dépression
  • Une faible estime de soi
  • Une insatisfaction de son image corporelle
  • Des comportements alimentaires nuisibles pour sa santé
59% des jeunes considèrent que les élèves de leur école se font traiter de noms, taquiner ou intimider par rapport au surpoids
59%

Par contre, il est important de savoir que plusieurs jeunes gardent le silence et ne se confient à personne, et ce, malgré les avantages que peut apporter le fait de se confier (ex. être écouté, recevoir du soutien et de l’aide pour mettre un terme à l’intimidation).

Il importe donc de rester vigilant à l’égard des changements de comportements chez certains jeunes et d’être à l’écoute de ce qui se passe dans l’environnement.

Résultats d’une étude menée par l’ASPQ en 2014, auprès de 824 adolescent(e)s âgé(e)s entre 14 et 18 ans

*Résultats d’une étude menée en 2013-2014 par l’ASPQ en partenariat avec l’Université du Québec en Outaouais auprès de 824 adolescent(e)s âgé(e)s entre 14 et 18 ans fréquentant une école secondaire des régions participantes.

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Définition de la stigmatisation à l’égard du poids
(Goffman, 1983)

La stigmatisation survient lorsqu’un individu qui présente une caractéristique qui le différencie des autres est discrédité et pointé du doigt. La stigmatisation peut menée au rejet et à l’intimidation.

Certaines personnes peuvent être stigmatisées à cause de leur orientation sexuelle, d’une maladie, d’un handicap ou encore de leur apparence corporelle.

Ce qui est sournois avec la stigmatisation c’est que les gens en viennent à ne voir que l’étiquette attribuée. Ainsi, une personne aura beau être drôle et intelligente, si celle-ci est stigmatisée à cause de son poids, cette caractéristique pourrait prendre toute la place dans la perception des autres à son égard. Enfin, il y a aussi un danger que la victime de stigmatisation en vienne à intégrer ce message, à se percevoir et à se juger négativement.

La stigmatisation à l’égard du poids a plusieurs conséquences
(Rudd Center, 2008 ; CON, 2011)

  • Insatisfaction à l’égard de son corps;
  • Faible estime de soi (croire que nous avons moins de valeur que les autres et être moins satisfait de soi-même);
  • Symptômes dépressifs (ex. être triste, difficulté à dormir, manque d’énergie, perte de plaisir dans ses activités quotidiennes);
  • Comportements alimentaires nuisibles à la santé (ex. restrictions alimentaires, sauts de repas, régimes amaigrissants, utilisation de produits diurétiques, anorexie, boulimie);
  • Isolement social (ex. se sentir seul, se sentir rejeté);
  • Évitement et plus faible participation à des activités physiques;
  • Être prêt à tout pour plaire (ex. avoir des comportements à risque dans sa sexualité, accepter de consommer des drogues, manque d’affirmation de soi);
  • Difficulté à mettre ses limites et à dire non.

Quelques exemples de stigmatisation à l’égard du poids

Claudia et Marco croient que les personnes qui ont un surpoids sont toutes paresseuses et qu’elles mangent de la malbouffe. À cause de leurs préjugés, ils refusent de se mettre en équipe avec une personne en surpoids lors d’activités sportives.

Depuis le primaire, Francis est victime de stigmatisation à cause de son apparence physique. Avec le temps, il a intériorisé les commentaires des autres. Il se décrit maintenant comme laid et sans intérêt.

Cathie, 17 ans, a un corps mince et sans courbe. Depuis qu’un camarade de classe lui a fait une remarque désobligeante sur son physique, d’autres personnes ont commencé à lui donner un surnom méchant.

Autres ressources et sites Internet

Jeunesse, J’écoute

Tél. : 1 800 668-6868

www.jeunessejecoute.ca

Tel-Jeunes

Texto : 514 600-1002
Tél : 1 800 263-2266

www.teljeunes.com

ANEB

Lignes d’écoute et de références :
514 630-0907
1 800 630-0907

www.anebquebec.com
Forum de discussion

Derrière le miroir

www.derrierelemiroir.ca

Yale Rudd Center

(en anglais seulement)

www.yaleruddcenter.org

Je suis témoin

Comme vous, plusieurs adolescents sont préoccupés par l’intimidation

37 % des jeunes considèrent que les comportements d’intimidation à l’école sont sérieux. 48 % des jeunes considèrent que l’élève en surpoids ne mérite pas de se faire intimider, 17 % sont désolés pour lui et 12 % aimeraient l’aider.

Pourquoi agir ?

  • Parce que j’ai le pouvoir de changer les choses et de m’opposer à la stigmatisation en agissant.
  • Parce que rien faire ou me fermer les yeux peut être interprété comme si je tolérais la stigmatisation et même l’approuvais.
  • Parce qu’aider son prochain est valorisant.
  • Pour empêcher que la personne stigmatisée développe d’autres problèmes (ex. faible estime de soi, sentiment d’infériorité, état dépressif, préoccupation excessive à l’égard de son poids).
  • Parce qu’en tant que témoin, socialement, j’ai le devoir d’agir.

Par solidarité envers d’autres jeunes qui vivent des épreuves pénibles. Si j’étais à leur place, j’aimerais que d’autres personnes soient de mon côté et m’aident à me sortir d’une situation difficile.

Qu’est-ce que je peux faire ?

  • En parler avec un adulte de confiance. Il peut s’agir d’un enseignant, d’un surveillant ou encore du directeur. D’après une étude réalisée au Québec, c’est vers l’enseignant que les adolescents se tournent le plus souvent. La personne de confiance que vous choisirez pourra intervenir de façon appropriée face à la situation et être à l’écoute de vos besoins. Même si vous n’avez pas été directement stigmatisé, cette situation peut vous bouleverser.
  • Être à l’écoute de la personne qui vit de l’intimidation. Le simple fait d’aller voir la victime et de lui dire des mots de réconfort ou d’être à son écoute peut avoir un impact plus positif que vous ne le croyez.
  • Informer la victime qu’il existe plusieurs ressources d’aide qu’elle peut consulter.
  • Mentionner à la victime qu’en parler avec un membre du personnel de l’école pourrait grandement l’aider. Pour la mettre plus à l’aise, vous pouvez aussi proposer de l’accompagner lorsqu’elle en parlera avec une personne de confiance.
  • Rassurez-la en mentionnant que les écoles secondaires se sont dotées d’un protocole d’intervention lorsqu’une situation d’intimidation ou de violence est signalée. Elles ont le devoir d’agir et savent comment intervenir.

Je suis victime d'intimidation

Vous n’êtes pas seul à vivre une situation difficile

La stigmatisation peut prendre plusieurs formes. Selon les résultats d’une étude:

  • 59 % des jeunes considèrent que les élèves de leur école se font traiter de tous les noms, taquiner ou intimider par rapport à un surpoids.

37 % des jeunes croient que le poids est la raison principale pour laquelle les jeunes se font intimider à l’école.

Comment m’en sortir ?

  • En parler avec un adulte de confiance. Tel qu’un enseignant, un surveillant ou encore le directeur. D’après une étude, les adolescents se tournent plus souvent vers un enseignant. Cette personne pourra intervenir de façon appropriée face à la situation et être à l’écoute de vos besoins. D’ailleurs, les écoles secondaires se sont dotées d’un protocole d’intervention lorsqu’une situation d’intimidation ou de violence est signalée. Elles ont ainsi le devoir d’agir et savent comment intervenir.
  • En parler à une personne qui nous est proche, qui pourra nous réconforter ou nous changer les idées. Ce peut être un(e) ami(e), un frère, une sœur ou un parent.
  • Il y a plusieurs façons de réagir à une situation d’intimidation. Chaque problématique est unique. En conséquence, il y a autant de solutions que de problématiques.

Autres ressources et sites Internet

Jeunesse, J’écoute

Tél. : 1 800 668-6868

www.jeunessejecoute.ca

Tel-Jeunes

Texto : 514 600-1002
Tél : 1 800 263-2266

www.teljeunes.com

ANEB

Lignes d’écoute et de références :
514 630-0907
1 800 630-0907

www.anebquebec.com
Forum de discussion

Derrière le miroir

www.derrierelemiroir.ca

Yale Rudd Center

(en anglais seulement)

www.yaleruddcenter.org

Je veux agir

Initiatives faites par et pour des jeunes

Autre initiative

  • Guide pour porter plainte contre la promotion du modèle unique de beauté de l’Association pour la santé publique du Québec.